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J’aime la bouffe

Êtes-vous attiré par la malbouffe? Moi si, je l’avoue. Et lorsque l’on fait une diète, bonne volonté ou pas il est inévitable que les chips condamnés, les hamburgers à éviter, les frites bannit et le chocolat velouté, referont surfaces. Le problème est justement peut-être là; dans le fait que l’on enfouie nos envies de malbouffe sous de bonnes intentions et d’aliments à bannir. Lesquels sont condamnés d’avance par le contexte dans lequel ma génération a été éduqué. Le contexte ici étant, selon moi, une relation malsaine entre nous-même et la nourriture. Mais comment en sommes-nous arrivé là?

Peut-être est-ce la culpabilité engendrée par une éducation à saveur catholique ainsi que l’altruisme valorisé par cette dernière qui a grandement compliqué nos relations avec la nourriture. Prendre soin de sa santé et de soi-même sans être égoïste, est-ce possible? Sûrement pas sans culpabilité.

Depuis les années 90 les spécialistes de l’alimentation sont de plus en plus présents dans les médias. Ils nous éduquent, nous font découvrir de nouveaux légumes bons pour nous, crées de nouvelles diètes irréprochables et surtout nous disent quoi éviter; quels aliments mettre au banc des accusés. Sans pouvoir se départir de Madame culpabilité, tout ces spécialistes de l’alimentation, nouveaux prophètes de leur religion, contribuent à augmenter le poids de la culpabilité.  Dévastateur dans certains cas. Car maintenant, les pré-ados de ce monde savent quoi ne pas manger pour ressembler à leur idole.

Mais après l’éducation alimentaire, reste-il de la crème 35%? De la 15% d’abord? Déception. Je crois que c’est avec des restrictions qu’on fais des prisonniers; des prisonniers de la bouffe santé. Est-ce réalise, avec Madame culpabilité gonflée à bloc, d’essayer de ne pas manger le cornet de crème glacée nappé de chocolat au lait maison? Et ce pendant les cinquante ou soixante années qu’il nous reste à vivre? Mais pensez-y, soixante année à se priver d’un aliment qu’on aime réellement pour son goût. Je ne parle pas ici d’une envie de Big Mac qui une fois mis en bouche et goûté pleinement ne tient pas sa promesse d’orgasme buccale. Mais pour le chocolat; le poulet au beurre; et autres délices, le contrat avec nous-même est bousillé d’avance.

Il est important ici d’établir la différence entre goût personnel et envie de malbouffe. Avant de mettre au banc des accusé toutes ces calories vides, et parfois pleines de goût, ne devrait-on les mettre au banc d’essai? Après toutes ces années privées de frites, vous pourriez découvrir qu’elle ne vous plaisent guère.  Aveuglé par la restriction, vous avez probablement ingurgité des plats qui finalement sans restriction et culpabilité, ne vous satisfassent pas. Pour ma part je préfère de loin une tajine à l’agneau qu’un Big Mac.

Et les minces alors? Sont-ils enfermer dans une prison de saine bouffe ou se donnent-ils eux la permission de manger un Big Mac? Vous trouverez cette réponse dans un livre qui m’a permis de voir la bouffe avec une nouvelle perspective: “Mangez” de Guylaine Guèvremont. Je suis encore en réhabilitation, mais comme j’ai mis une trentaine d’années à arriver ici, je m’en permet autant pour m’en remettre.

Finalement, je crois que prendre soin de soi, veut dire s’aimer assez pour manger de bons légumes apprêtés selon notre goût, laisser ceux que l’on n’aime pas de cotés et manger du dessert quand on en a envie. Vive la bouffe!

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Publié par le 13 mai 2010 dans Mon corps ma vie

 

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