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Archives de Tag: école-maison

L’école

Le milieu scolaire est un milieu violent. Nous n’avons qu’à penser à Colombine qui malgré son caractère exceptionnel fait état d’une tendance à la hausse de la violence dans nos écoles. Passé le premier coup d’œil, on peut être témoin d’une violence beaucoup plus profonde et cachée. Car la violence n’est pas juste les coups de feu, le sang sur le carrelage, les coups de poing et les insultes. La violence imprègne vicieusement le système scolaire et normalise la violence. À force de la côtoyer, de la vivre et de l’imposer la violence, on la croit courante et donc acceptable.

Si l’on ose se demander pourquoi les deux étudiants qui sont à l’origine du massacre de Colombine ont posé ces gestes d’une violence extrême, peut-être serions-nous étonnés des réponses possibles. Il faut pour cela fouiller plus loin que les premières raisons apparentes qui nous ont été données soit la dépression, la musique, les jeux vidéo et la culture gothique qui selon un article sur Wikipédia est responsable de leurs gestes. Sans oublier l’intimidation qui est présente maintenant dans toutes les écoles et qui est vécue par la plus grande majorité des enfants.

On passe sous silence la violence de l’expérience scolaire. L’écart majeur qu’il y a entre la réalité du monde des adultes et celui du milieu scolaire est grand. Même si papa et fiston se lèvent tout les deux à la même heure, papa connais et choisis les raisons qui motive son réveil. Fiston, pour sa part, n’a qu’en à lui que des raisons superficielles. Donc, pendant 12 ans, il se lève tous les matins sans raison autre que d’attraper le bus. Plusieurs autres contraintes du milieu scolaire sont à des années-lumière de la réalité qu’ils auront à vivre et il y a selon moi plus de ressemblance entre le milieu scolaire et le milieu carcéral. Comme dans celui-ci, les cloches rythment le quotidien, la supériorité du corps professoral n’est pas à discuter, la surveillance est dominante, l’intimidation entre élèves est quotidienne, les abus de pouvoir fréquents. Ils n’ont que bien peu d’emprises sur toutes ces longues années. Et même les sujets à l’étude, en comparant au métier du papa, lui sont imposés. Comme on imposerait à son papa un métier choisi pour lui.

La réalité de l’expérience scolaire m’apparaît être un non-sens. Elle a depuis sa courte existence, force est de constater qu’elle est toute jeune comparativement à l’étendue de l’expérience humaine, remplie sa tâche première et la raison de son existence soit que tous sachent lire, écrire et compter. Elle fait maintenant des heures supplémentaires en misant sur le caractère sacré qu’on lui accorde. Il est maintenant temps de se tourner vers l’avenir et de puiser dans la multitude de solutions qui sont au moment où j’écris ses lignes déjà expérimentées pour offrir à nos enfants un milieu de vie plus adéquat et plus efficace que ce qui est actuellement offert par le biais de l’école traditionnelle.

 
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Publié par le 30 août 2010 dans Éducation, Être parent

 

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Des enfants faits maison

C’est à plusieurs reprises que j’ai révisé cet article. À chaque fois ma pensé sur le sujet a évolué, mais le fond de ma pensé lui est toujours resté le même. Les enfants qui font l’école à domicile sont choyés. Ils sont en accord avec l’image dont je me fais d’enfants fait maison. Ils ne sont pas que le produit astiqué que nous vendent les tendances actuelles de la société, mais bien l’intégrité d’une telle image.

Tendances actuelles vendus par les médias : cours de cuisine avec chefs réputés, peinture sur porcelaine, scrapbooking et journée au spa. Tous des moyens d’arriver à ralentir notre rythme de vie et vendu avec l’idée de d’accomplissement par la perfection. De bonheur dans l’accomplissement par la perfection.

Mais dans le concret ça donne quoi? Je me fais couler un bain chaud, je tamise les lumières et installe quelques chandelles. J’ajoute quelques gouttes d’huile de lavande à l’eau du bain et je m’installe. Voici une recette. Tous ces gestes sont faits dans le but d’atteindre un niveau de détente agréable. Mais parfois je me retrouve avec un bain trop chaud, les yeux grands ouverts et une liste d’épicerie mentale qui me harcèle. Peut-être pas la bonne recette. Alors j’essaie à nouveau, et je répète avec des variantes. Mais c’est quand j’oublie la recette que la magie s’opère. S’installe alors un sens plus subtil que juste la détente tant recherché. Pourtant c’est à peu près la même recette. La différence est que j’allume des chandelles sucrés et tamise les lumières, pour moi. Parce que ça ma fais du bien, me détend oui, mais surtout parce que j’y prends plaisir. Je me gâte, je prends soin de moi. Parfois les gestes, dénués de sens à prime à bord, installe dans notre vie le chemin menant à une découverte profonde.

En tant que parents, on essaie plusieurs recettes avec nos enfants. On veut, en gros, des enfants heureux, qui vont réussir dans la vie et qui sont en santé physique et mentale. Mais c’est à tâtons que nous cherchons la recette qui mène à ces buts. Des habits griffés, des sorties éducatives, des loisirs couteux, des écoles privés et de belles photographie de famille avec de faux sourires. De l’extérieur rien n’y parait. On continue des variantes à notre recette jusqu’à ce que parfois on réinvente la recette.

Nous avons décidé de faire l’école-maison à nos enfants car il semblait y avoir là une promesse d’une éducation meilleure. Une bonne recette. Jamais nous avions soupçonné toute l’étendu de ses bienfaits. Nous avons répété la recette à chaque jour, changer quelques ingrédients et regarder évoluer notre famille au fil des années. En parler et le vivre est totalement différent. Car tous ces moments où la satisfaction d’être sur le chemin menant vers l’épanouissement vaut de l’or. Le chemin est le but. Alors, on prend notre temps et au lieu de consommer nos enfants, nous vivons avec eux. Nous sommes leurs guides, accompagnateurs, apprenants et souvent que des témoins. Nous avons le temps de regarder le gâteau levé et de raffiner la recette.

L’autre jour, mon conjoint me relate un incident survenu pendant mon absence. Les garçons se chamaillent et le plus jeune joue à la crise de colère. Il crie son insatisfaction. Les garçons se séparent et vont chacun leurs chemins. Quelques minutes plus tard, mon conjoint entend le petit dire à son grand frère qu’il s’est senti blessé et qu’il a eu de la peine. Il explique sa colère et s’excuse. Le grand l’écoute. J’ai eu un petit moment de joie en entendant mon amoureux me raconter tout cela. Je ne fais pas que parer mes garçons des plus beaux habits, payer pour des cours de ski alpin, leur faire visiter la Floride, je suis là aussi dans les moments où il y a des colères. Je suis présente et je prends le temps de les accompagner au quotidien. La vie est faite de tous nos morceaux, les beaux et les moins beaux. La colère en fait partie et elle doit être exprimé. Il faut aussi savoir quand nous avons eu tort et réparer, expliquer nos émotions. Toutes ces fois où je suis intervenue ont porté leurs fruits. Le temps que j’ai pris avec eux dans le calme, a permit un équilibre émotionnelle que je n’aurais su espérer si mes garçons avaient été huit heure par jour à l’école. Et pourquoi cet aspect est tout autant important pour moi que l’acquisition de connaissances? Parce que les connaissances ont peut les accumuler toutes notre vie, mais un équilibre émotionnelle qui nous permet de traverser la vie plus sereinement est très difficile à acquérir à l’âge adulte. Car il faut pour cela faire de l’introspection et aller chercher de l’aide. Les haut taux de burn-out et de dépression soutien plutôt l’hypothèse contraire. Le chemin est parfois long vers un retour à un certain équilibre émotionnelle qui nous permet de vivre une vie satisfaisante, mais pas impossible.

En conclusion, on prend soin de notre santé, de notre famille, de notre carrière, on s’offre des loisirs diversifiant et on a des enfants habillé de Chlorophylle et qui ont des fêtes d’enfants à cinq cent dollars. Sans compter les cadeaux. Que des recettes tout ça. Mais vous, qu’est-ce qui vous convient? Avez-vous juste des enfants par principe ou pour investir en eux plus que votre salaire?

 
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Publié par le 9 avril 2010 dans École-maison

 

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