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À la vitesse de la lumière

Le temps, le temps qu’il nous manque, le temps qui passe trop vite. Trouver comment avoir plus de temps est une quête pour moi et tout particulièrement du temps pour faire tout les trucs que je note religieusement sur un bout de papier. À la fin de mes journées je me retrouve avec le même sentiment, désemparé quand aux tâches que je n’ai eu le temps d’accomplir et le temps qu’il me manque pour les faire.

Dans ma course folle contre la montre, je ne réalisait pas que j’allais à l’opposé de ce que je poursuivais. Trop préoccupé à chercher du temps, je ne le voyais pas là, sous mon nez. C’est là que l’expression « prendre son temps » prend tout on sens. Car c’est ce qui se passe quand on s’arrête. En faisant des pauses dans ma journée, je constate que je suis plus satisfaite de mes journées. J’arrête pour de courts moments où je prends une respiration profonde et où je suis dans le moment présent.

Puis de nouveau, mon esprit s’emmêle dans la planification, les soucis et le demain. Les beaux préceptes du vivre le moment présent prennent le bord. C’est alors que comme un second souffle, j’y reviens. Car maintenant que j’y ai goûter à ces moments où une grande respiration profonde, incontrôlé et apaisante me permet de ralentir, de saisir toute la magie de ce qui se passe autour de moi, en moi, j’en sens le besoin; l’instinct.

Je crois que les moments de méditation que j’ai pratiqué n’y sont pas étranger à cette prise de conscience. La méditation m’a permis de vivre des moments planifier de paissibilité dans un environnement propice à la détente. Ce qui est nouveau, c’est de vivre cet état de détente, ce moment au ralenti partout où je vais, même dans le brouhaha d’un restaurant. Je ne suis pas dans cet état à toutes les secondes de mes journées, mais régulièrement je sens cette respiration profonde et particulière qui me permet d’être présente, d’apprécier le temps qui passe. À le regarder plus passivement, je m’essouffle moins.

Donc, pour la période des fêtes, je me suis lancé un petit défi, passer du temps dans un centre d’achat. Peut-être banal, mais dans la course effréné des fêtes, les moments où je suis au centre d’achat sont chaotiques et j’en sort en sueur, essoufflé. Je vais donc m’inspirer de certaines scènes au cinéma où des personnes déambulent au magasin, musique de Noël en fond sonore, les mains pleinent de sacs, sourires ravies. Je vais donc tenter pour quelques minutes de vivre le temps qui passe avec les passants festifs! Alors, si vous me voyez planter devant un magasin paré de ses plus beaux atours, le sourire aux lèvres, vous saurez que j’ai réussit à ralentir le temps assez pour en profiter pleinement!

Joyeux Noël!

 
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Publié par le 18 décembre 2011 dans Introspection

 

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Inspiré à Coup Sûr

Inspiré à Coup Sûr

Voici un site qui a consommé plusieurs minutes de mon temps ces derniers jours, mais qui m’a raporté gros en énergie créative. Pinterest, qui se situe dans la catégorie des réseaux sociaux, nous permet de rassembler plusieurs images inspirantes en les classant par thèmes. Donc, lors de notre inscription on crée des tableaux (Board) où on épinglera (Pin) les images choisit. Par exemple, mes tableaux se nomme: bedroom, flowers, couture, crafts, hair, seasonal, home, etc. Puis, directement sur le site, on peut effectuer des recherches en lien avec nos intérêts, qu’on peut épingler sur nos tableaux. On peut aussi épingler des images que l’on trouve sur Internet un peu partout et que l’on veut conserver pour un usage ultérieur. Car en cliquant sur l’image, on nous ramène directement au site Internet d’où l’image est tiré.

Il y a aussi la possibilité de suivre d’autres membres et/ou un de leurs tableaux. Pour ma part, j’aime bien Valérie Parizeault et ses nombreux tableux,il y a aussi Yulia Sisoeva qui est architecte et designer d’intérieure et  Hannah P. Wilde. Aussi, on retrouve facilement des amis et des contacts graçe aux fonctions de recherche via Twitter et Facebook.

Soyez patients car lors de votre inscription, il y a un délai avant l’ouverture de votre compte, qui en vaut totalement le coup!

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Publié par le 21 septembre 2011 dans Uncategorized

 

Pâté Chinois au Restants

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C’est l’heure du dîner bientôt, j’ai deux grands garçons à nourrir et je suis inspiré! Quoi de mieux que de rentabiliser les restants qui trônent dans mon frigo et qui peuvent faire des miracles en saveurs! L’idée pour ce plat très « confort food » me vient des pâtés chinois de mon enfance. Ma mère a toujours fait ses pâtés chinois avec des restants de viande: du rosbif et du jambon principalement. Je dois avouer que le petit jus de jambon qui en chauffant remonte en petites bulles à la surface et qui donne un bon goût à la purée de pomme de terre au passage me fait saliver! Pour aujourd’hui ce sera mon restant de rôti de porc que j’ai fait à partir de la recette de Ricardo.

Donc, J’ai fait revenir dans du beurre mon demi oignon auquel j’ai ajouté les champignons. Les champignons coupés en tout petits carrés pour les camoufler à mes enfants allergiques mentalement aux pauvres petits champignons. Saler et poivrer.

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Puis, j’ai ajouté le rôti de porc coupé grossièrement. Le but est de tout faire réchauffer et surtout mélanger les saveurs. Un peu de bouillon de poulet ou encore mieux un restant de bouillon de rôti pour s’assurer que la viande ne soit pas sèche. Pas besoin d’ajouter du bouillon si vous utiliser un restant de jambon.

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J’ai ajouté mon restant de maïs, mais j’aurais pu mettre du maïs en canne, que ce soit en crème ou non. J’aurais pu aussi ne pas en mettre du tout ou mettre des petits pois (j’aime bien les petits pois surgelé, cuit avant d’ajouter au pâté chinois).

Puis finalement, j’ai ajouter la purée de pomme de terre que j’ai fais préalablement chauffé au micro-onde. Goûter la purée pour vous assurer que l’assaisonnement est à votre goût. Dans un four à 350F, j’ai fait chauffer le tout à peu près trente minutes, mais ça dépend de la quantité. J’ai passé quelques minutes sous le grill pour avoir une belle couleur doré.

Et voilà!

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Pâté chinois au restants

Ingrédients
Rôti de porc (recette de Ricardo)
Un demi oignon
Trois champignons
Maïs
Restant de puré de pomme de terre

Faire chauffer le poêle à 350F. Dans une petite poêle, faire revenir le demi oignon. Couper les champignons et les ajouter dans la poêle. Faire revenir quelques minutes et ajouter le rôti de porc qui a été coupé grossièrement. Ajouter un peu de bouillon de poulet ou encore mieux, le restant de bouillon du rôti. Saler et poivrer. Placer le tout au fond d’un plat qui peut aller au four.
Ajouter le maïs par-dessus la viande, si vous en avez sous la main.
Faire chauffer la purée de pomme de terre au micro-ondes pour que ce soit plus facile à étendre sur la viande et le maïs. Faire chauffer jusqu’à ce que le dessus commence à griller. Vous pouvez passer sous le grill pour un peu plus de bronzage du dit pâté chinois.

 
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Publié par le 20 septembre 2011 dans La Bouffe

 

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Grosse

Tous les jours, on juge. Des jugements qui généralisent, qui discriminent et surtout qui blessent. C’est devenu un réflexe de porter des jugements, d’évaluer tout ce qui nous entoure. Les jugements sont infinis et proviennent de partout. Telle célébrité qui fait la une des journaux à potins avec ses déboires avec la bouteille, telle collègue de travail qui passe un peu trop de temps à se mettre du « gloss » selon nous, tel voisin qui a une voiture toute neuve un peu trop au-dessus de ses moyens toujours selon nous, tel adolescent qui ne porte pas ses pantalons au bon niveau selon nous, etc. Plus vite que l’éclair parfois, les jugements semblent acceptés et pratiqués par une grande majorité de la société. Je ne parlerais pas ici d’où provient ce réflexe longtemps appris, mais plutôt de ses effets pervers.

Une catégorie de personnes qui subit de sévères jugements actuellement dans notre société est celle des personnes obèses. Le poids d’une personne présente une source de jugement qu’il soit au-dessus d’une certaine norme ou en dessous. Ce jugement me trouble tout particulièrement, ayant moi-même fais partie des obèses morbides. Il n’y a rien de mieux que de parler de ce que l’on connaît et surtout de ce que l’on a expérimenté. Même avec cette expérience, notre opinion ne représente que cela, notre opinion. Et une façon de changer les perceptions et donc les jugements est de s’intéresser à ce que ces personnes ont à dire. Si vous porter un jugement comme : elle est grosse parce qu’elle mange trop et qu’elle ne fasse pas d’entraînement, et bien votre opinion est limité et réducteur. Vous aurez tout pleins d’exemples à donner, entre autres cette émission télévisée « The Biggest Losers » qui semble-t-il réussit bien à faire maigrir ses participants qui mangent moins et qui font de l’exercice…plusieurs heures par jour! Une évidence depuis le début de cette série est que les participants reprennent presque en majorité du poids après leur départ. L’obésité est un problème beaucoup plus profond qui demande d’être traité et pas par quelques morceaux de légumes et de la sueur.

http://www.sxc.hu/

Comme un alcoolique, ceux qui se médicament en mangeant vivent de grandes souffrances que seule la nourriture apaise un peu. Je me souviens de certains soirs où je sentais une boule de feu au creux de mon ventre et cette urgence de manger quelque chose pour apaiser cette douleur. Comme un cercle vicieux, on mange, on engraisse, on se juge sévèrement, on se sent jugé et l’on mange pour apaiser cette douleur grandissante. Les raisons, les douleurs qui nous poussent à manger au départ sont rejointes par une multitude d’autres au fil du temps.

Dans toute cette souffrance, il y a à la base l’amour de soi qui est abîmé. L’acceptation de qui nous sommes, de savoir et sentir que l’on a de la valeur. Toutes les grosses personnes qui vous diront qu’elles s’acceptent comme elles sont, c’est parce qu’elles ont baissé les bras. Dans le fond, elle se déteste elle-même et à l’évidence elle n’y arrive pas! Donc, elle continue de vivre au quotidien en se détestant de manière courante, car avec un embonpoint il est difficile de l’oublier. On a de la difficulté à se pencher pour attacher nos lacets, de la difficulté à monter les marches, de la difficulté à s’asseoir confortablement dans un avion et surtout de la difficulté avec les regards des autres. Si vous pensez que votre regarde de dégout la motivera à se prendre ne main, eh bien vous avez tout faux. Vous la blessez comme elle le fait déjà si bien presque constamment!

Baisser les bras, c’est aussi ce que j’avais fait avant mon opération et avant de comprendre un peu plus. J’ai tant cherché à comprendre, car pour moi c’est de cette façon que j’arrive à améliorer ma qualité de vie. Quelle libération lors de ma première rencontre avec le médecin qui me dit que même si je mangeais bien et que je m’entraînais jamais je ne pourrais être mince par moi-même. Le métabolisme est souvent en mode survie chez une personne obèse et il fait tout en son pouvoir pour conserver les précieuses calories emmagasiner. Et ce métabolisme il a été déréglé comment? Avec des régimes, des jeûnes et surtout des séances intenses de haine envers soi-même. C’est la raison principale d’un régime, on hait son corps. On ne cherche pas à comprendre pourquoi la nourriture nous fait du bien quand on ne se sent pas bien. Et plus on engraisse, plus on se sent mal tout le temps!

Ma vie a beaucoup changé depuis que je m’allège. Je ne me hais plus autant. J’en suis venue à prendre conscience que ce mal émotif il a ses sources et que si j’y regarde bien, je peux guérir. Guérir mon corps et mon cœur. Dernièrement, j’ai commencé à suivre une émission de télévision sur la toute nouvelle chaîne d’Oprah, OWNAddicted to Food , qui est filmé au Texas sur le site de la maison de rétablissement Shades of Hope, met en scènes des personnes obèses et anorexiques, les traitant comme on traite une dépendance aux drogues et à l’alcool. Car,  à la base, c’est une manière que l’on a acquise de se médicamenter. Il y a plusieurs façons de se faire du bien à petite ou à grande échelle, acheter compulsivement, nettoyer compulsivement, médire compulsivement, bien manger compulsivement, etc. Manger en une parmi tant d’autres. On y voit aussi des dénominateurs communs, ces personnes ont souvent eu soit une enfance violente, des parents négligents, des parents désintéressés de leurs propres enfants, un traumatisme dans l’enfance et/ou une enfance malheureuse tout simplement. Elles ont souffert et continuent au quotidien de vivre avec cette souffrance, et ce sans en être totalement conscient.

La prochaine fois que vous croiserez une personne qui selon vous est trop grosse, j’espère que vous la verrez comme une humaine, qui comme vous, veut se sentir bien et n’y arrive pas tout à fait!

 
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Publié par le 6 mai 2011 dans Mon corps ma vie

 

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L’école

Le milieu scolaire est un milieu violent. Nous n’avons qu’à penser à Colombine qui malgré son caractère exceptionnel fait état d’une tendance à la hausse de la violence dans nos écoles. Passé le premier coup d’œil, on peut être témoin d’une violence beaucoup plus profonde et cachée. Car la violence n’est pas juste les coups de feu, le sang sur le carrelage, les coups de poing et les insultes. La violence imprègne vicieusement le système scolaire et normalise la violence. À force de la côtoyer, de la vivre et de l’imposer la violence, on la croit courante et donc acceptable.

Si l’on ose se demander pourquoi les deux étudiants qui sont à l’origine du massacre de Colombine ont posé ces gestes d’une violence extrême, peut-être serions-nous étonnés des réponses possibles. Il faut pour cela fouiller plus loin que les premières raisons apparentes qui nous ont été données soit la dépression, la musique, les jeux vidéo et la culture gothique qui selon un article sur Wikipédia est responsable de leurs gestes. Sans oublier l’intimidation qui est présente maintenant dans toutes les écoles et qui est vécue par la plus grande majorité des enfants.

On passe sous silence la violence de l’expérience scolaire. L’écart majeur qu’il y a entre la réalité du monde des adultes et celui du milieu scolaire est grand. Même si papa et fiston se lèvent tout les deux à la même heure, papa connais et choisis les raisons qui motive son réveil. Fiston, pour sa part, n’a qu’en à lui que des raisons superficielles. Donc, pendant 12 ans, il se lève tous les matins sans raison autre que d’attraper le bus. Plusieurs autres contraintes du milieu scolaire sont à des années-lumière de la réalité qu’ils auront à vivre et il y a selon moi plus de ressemblance entre le milieu scolaire et le milieu carcéral. Comme dans celui-ci, les cloches rythment le quotidien, la supériorité du corps professoral n’est pas à discuter, la surveillance est dominante, l’intimidation entre élèves est quotidienne, les abus de pouvoir fréquents. Ils n’ont que bien peu d’emprises sur toutes ces longues années. Et même les sujets à l’étude, en comparant au métier du papa, lui sont imposés. Comme on imposerait à son papa un métier choisi pour lui.

La réalité de l’expérience scolaire m’apparaît être un non-sens. Elle a depuis sa courte existence, force est de constater qu’elle est toute jeune comparativement à l’étendue de l’expérience humaine, remplie sa tâche première et la raison de son existence soit que tous sachent lire, écrire et compter. Elle fait maintenant des heures supplémentaires en misant sur le caractère sacré qu’on lui accorde. Il est maintenant temps de se tourner vers l’avenir et de puiser dans la multitude de solutions qui sont au moment où j’écris ses lignes déjà expérimentées pour offrir à nos enfants un milieu de vie plus adéquat et plus efficace que ce qui est actuellement offert par le biais de l’école traditionnelle.

 
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Publié par le 30 août 2010 dans Éducation, Être parent

 

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Leçon de vie

Être parent, c’est être en formation continue. On apprend à être plus organisé en prévoyant des crayons et du papier quand on passe un mauvais quart d’heure au restaurant avec des enfants qui hurlent leurs ennuis. On apprend à cuisiner les légumes de milliers de façons pour que les enfants les mangent. On apprend à bricoler soit-disant pour permettre à nos enfants de développer leurs créativités. À un autre niveau, émotionnellement, on peut aussi apprendre beaucoup. C’est ce qui c’est passé pour moi ce matin .

C’est une première dans ma vie depuis que j’ai des enfants. Je suis seule à la maison cette semaine car les garçons sont en camps de jour. Donc, je prévoyais mourir d’ennuie ou manquer de temps. Mais, j’ai eu la surprise ce matin d’avoir un enfant en larme sur le pas de la porte du camp. Il connaît cet endroit car il le fréquente depuis maintenant trois ans. Et de plus, il y a séjourné l’été passé pour un camp. Mais cette fois-ci, il y est seul, sans ses amis habituels, sans son frère, avec un nouveau prof et des nouveaux compagnons.

Léo et moi

Sur mon chemin, il est celui que j’ai été porté en dernier. Pour son grand frère de douze ans, c’est à peine si il nous a regardé avant d’aller s’asseoir pour le début des activités. Il est comme ça, indépendant et autonome. C’est moi qui est ressortie le cœur gros, une part de moi était fière de lui et l’autre part appréhendait toute une journée sans lui et bientôt toute une vie. Comme nous faisons l’école-maison, je vis mon quotidien avec les enfants et je l’apprécie énormément. J’étais loin de me douter que pour son frère, j’aurais à faire appel à cette partie de moi qui encore à mon âge me dérange.

Les situations nouvelles ont pour moi un potentiel de stress et d’anxiété énorme; et ce depuis aussi loin que je puisse me souvenir. Je me rappelle comment je me sentais la première journée de la maternelle. Tout ce qui est nouveau, à différents degrés, me donne une boule au creux de l’estomac. Obligé d’assister à la messe avec la famille de ma cousine dans une église surchauffée et me voilà à crier que non je ne suis pas malade après être tombé dans les pommes en plein homélie. Ça été un coup d’envoie pour ma future carrière d’anxieuse professionnelle. Encore aujourd’hui, la peur de m’évanouir me fais bourdonner les oreilles.

Alors, ce matin, avec un garçon qui pleure sa peur dans cette nouvelle situation, c’est venu me chercher. D’une part, il y a les apparences. Je ne veux pas que les autres adultes perçoivent mon enfant d’une manière peu resplendissante. De l’autre côté, je le comprends tellement. J’ai dû me concentrer pour me souvenir du pourquoi on était là et me dire qu’il serait probablement triste de manquer une semaine complète de dessins de bandes dessinées donné par un passionner. Après un moment en retrait, où entre autre je lui ai clairement, mais doucement, dit que je repartais seul, j’ai eu l’idée de le mettre en contact avec une adulte qui serait pour lui un port d’attache. La responsable du service de garde a gentiment pris la relève et installer mon oisillon sur de moelleux coussins avec une bande dessinée remplie de promesses de détente. Après quelques gorgées de mon café pris dans la voiture, je suis retourné voir la responsable qui avec un sourire compréhensif m’a dit qu’il était bien. J’avais à nouveau le cœur gros, mais cette fois-ci de soulagement.

Je suis bien contente que ce que j’ai appris dans la gestion de mon anxiété m’aura servit à connecter avec mon enfant pour lui permettre de vivre ses émotions dans un climat d’accueil. Parce que la voix de ma mère dans ma tête disait plutôt des trucs comme:”ben là, c’est toi qui a décidé de venir ici et tu vas devoir faire avec, c’est comme ça que ça se passe dans la vie”. Ma voix à moi disait plutôt que dans la vie on est tous différents les uns des autres, c’est ce que j’ai appris entre autre de mes deux garçons qui sont si différents l’un de l’autre. Dans mon intervention de ce matin, je me suis permis à moi aussi de m’accepter comme je suis; anxieuse à temps partiel. Pour lui, ce matin aura été une belle occasion de trouver le courage d’apponter ses peurs à sa manière et d’avoir la possibilité d’en prendre exemple pour plus tard. Pour moi, ça aura été l’occasion d’apprendre à aimer mon enfant comme il est et avec qui je suis.

 
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Publié par le 26 juillet 2010 dans Être parent

 

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J’aime la bouffe

Êtes-vous attiré par la malbouffe? Moi si, je l’avoue. Et lorsque l’on fait une diète, bonne volonté ou pas il est inévitable que les chips condamnés, les hamburgers à éviter, les frites bannit et le chocolat velouté, referont surfaces. Le problème est justement peut-être là; dans le fait que l’on enfouie nos envies de malbouffe sous de bonnes intentions et d’aliments à bannir. Lesquels sont condamnés d’avance par le contexte dans lequel ma génération a été éduqué. Le contexte ici étant, selon moi, une relation malsaine entre nous-même et la nourriture. Mais comment en sommes-nous arrivé là?

Peut-être est-ce la culpabilité engendrée par une éducation à saveur catholique ainsi que l’altruisme valorisé par cette dernière qui a grandement compliqué nos relations avec la nourriture. Prendre soin de sa santé et de soi-même sans être égoïste, est-ce possible? Sûrement pas sans culpabilité.

Depuis les années 90 les spécialistes de l’alimentation sont de plus en plus présents dans les médias. Ils nous éduquent, nous font découvrir de nouveaux légumes bons pour nous, crées de nouvelles diètes irréprochables et surtout nous disent quoi éviter; quels aliments mettre au banc des accusés. Sans pouvoir se départir de Madame culpabilité, tout ces spécialistes de l’alimentation, nouveaux prophètes de leur religion, contribuent à augmenter le poids de la culpabilité.  Dévastateur dans certains cas. Car maintenant, les pré-ados de ce monde savent quoi ne pas manger pour ressembler à leur idole.

Mais après l’éducation alimentaire, reste-il de la crème 35%? De la 15% d’abord? Déception. Je crois que c’est avec des restrictions qu’on fais des prisonniers; des prisonniers de la bouffe santé. Est-ce réalise, avec Madame culpabilité gonflée à bloc, d’essayer de ne pas manger le cornet de crème glacée nappé de chocolat au lait maison? Et ce pendant les cinquante ou soixante années qu’il nous reste à vivre? Mais pensez-y, soixante année à se priver d’un aliment qu’on aime réellement pour son goût. Je ne parle pas ici d’une envie de Big Mac qui une fois mis en bouche et goûté pleinement ne tient pas sa promesse d’orgasme buccale. Mais pour le chocolat; le poulet au beurre; et autres délices, le contrat avec nous-même est bousillé d’avance.

Il est important ici d’établir la différence entre goût personnel et envie de malbouffe. Avant de mettre au banc des accusé toutes ces calories vides, et parfois pleines de goût, ne devrait-on les mettre au banc d’essai? Après toutes ces années privées de frites, vous pourriez découvrir qu’elle ne vous plaisent guère.  Aveuglé par la restriction, vous avez probablement ingurgité des plats qui finalement sans restriction et culpabilité, ne vous satisfassent pas. Pour ma part je préfère de loin une tajine à l’agneau qu’un Big Mac.

Et les minces alors? Sont-ils enfermer dans une prison de saine bouffe ou se donnent-ils eux la permission de manger un Big Mac? Vous trouverez cette réponse dans un livre qui m’a permis de voir la bouffe avec une nouvelle perspective: “Mangez” de Guylaine Guèvremont. Je suis encore en réhabilitation, mais comme j’ai mis une trentaine d’années à arriver ici, je m’en permet autant pour m’en remettre.

Finalement, je crois que prendre soin de soi, veut dire s’aimer assez pour manger de bons légumes apprêtés selon notre goût, laisser ceux que l’on n’aime pas de cotés et manger du dessert quand on en a envie. Vive la bouffe!

 
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Publié par le 13 mai 2010 dans Mon corps ma vie

 

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